Présentation

Blog de la mosquée d'annecy
Samedi 3 mars 2007
Au nom de Dieu le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux,

Cher frères,
De nombreux événements ont marqué l’activité de notre association. Afin de continuer le changement engagé et de vous présenter le bilan de l’ensemble des activités réalisées et leur évolution, nous avons le plaisir de vous convier à notre prochaine assemblée générale ordinaire qui aura lieu le :


Dimanche 04 mars 2007 à 13 h30, à la salle Yvette Martinet à Annecy.


L’ordre du jour abordé sera le suivant :

Bilan moral,
Bilan financier de l’association,
Les points à améliorer,
Divers.

Nous comptons donc sur votre participation  car votre présence est plus qu’importante. En effet, elle constitue un élément fondamental pour la réussite des projets futurs de notre communauté.
Dans l’attente d’avoir le plaisir de vous rencontrer, nous vous prions d’agréer cher frère, nos plus fraternelles salutations.


Le Président,
M. Benabdallah BENTALEB
Par BlogMaster - Publié dans : annecy-mosquee
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Vendredi 29 décembre 2006
Samedi 30 Décembre 2006
Priére de l'Aid :
8h30
salle "Hall des expositions"
Parc des sports
Annecy

Venez avec vos tapis !!!

-Hall des Expositions - Parc des Sports, Boulevard du Fier, 74000 Annecy
Par BlogMaster - Publié dans : annecy-mosquee
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Vendredi 15 décembre 2006
Impressionnant tout au long du procès, le responsable de la mosqué d'Annecy trouvait vendredi le verdict «sévère». La cour d'assises de la Haute-Savoie venait de condamner les trois auteurs principaux de l'incendie de deux mosquées, le 5 mars 2004, à des peines de trois à cinq ans de prison ferme.

«Ce qu'ils ont fait est grave et nous attendions que la cour d'assises de la République le dise, confiait Abdallah Ben Bentaleb. Mais c'est dur de savoir que des jeunes gens vont retourner en prison. Ils peuvent changer, ce sont des humains, ils méritent une autre chance.»

Les condamnés ne retourneront en réalité pas longtemps en prison. Avec les remises de peines, leur détention préventive couvre pratiquement ce qu'il reste à faire.

Michel Guégan prend la peine la plus lourde : cinq ans ferme. Abandonné à la naissance, il a été élevé par une famille d'extrême droite, dessinait des croix gammées à l'adolescence, avant de découvrir à sa majorité que son vrai père était arabe. Un demi-oedipe qui l'a plongé dans une sérieuse dépression. Gavé de littérature nazie, de références aux Waffen SS, il a été l' «idéologue» de ce dossier, selon les enquêteurs et l'avocat général.

Nicolas Paz, fils de pieds-noirs, passé de la «rancoeur» vis-à-vis des «Maghrébins» aux hooligans du PSG, a écopé de cinq ans dont quatre ferme, plus trois ans de mise à l'épreuve.

Anthony Savino, ex-caporal qui, enfant, a vu sa mère se suicider, prend cinq ans, dont deux ferme.
Un quatrième larron, «immature béat» selon le parquet, a été condamné à trois ans dont un ferme. Huit mois de prison avec sursis, enfin, pour un caporal qui connaissait les faits mais ne les a pas dénoncés. Et acquittement pour deux jeunes filles poursuivies pour les mêmes faits.

La veille, l'avocat général avait demandé cinq à neuf ans ferme contre les trois principaux prévenus. Marc Dufour, conseil de Paz, a salué la qualité de débats. Le président Philippe Busché, en laissant les accusés s'exprimer longuement, a permis de mieux comprendre à quel point des hommes bâtis sur des failles identitaires deviennent perméables au «racisme ordinaire, aux amalgames, présents partout dans notre société», selon Dufour.

Par Olivier BERTRAND
LIBERATION.FR : vendredi 8 décembre 2006
Annecy, envoyé spécial
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Vendredi 8 décembre 2006
POUR LA PREMIÈRE fois en France, des auteurs d'incendies volontaires contre des lieux de culte comparaissent devant une cour d'assises.
Depuis hier, quatre hommes poursuivis pour avoir mis le feu dans la nuit du 5 mars 2004 à la mosquée d'Annecy et à une salle de prière de Seynod doivent répondre de leurs actes devant les assises de Haute-Savoie.
Ce quatuor est composé de Nicolas Paz, 29 ans, videur de boîte de nuit et ex-hooligan du PSG dans le fameux Kop Boulogne, Michel Guegan, 25 ans, magasinier et ex-militaire du 27e bataillon de chasseurs alpins (BCA), Anthony Savino, 24 ans, membre de ce même 27e BCA et Damien Gallaud, 26 ans, chauffeur-livreur.

S'ils ont décidé de passer à l'action, « c'est parce qu'ils n'aimaient pas les Arabes ». Les quatre hommes ont voulu dénoncer « une invasion étrangère du sol français mettant en danger les valeurs et les cultures de notre pays ».

À l'époque des faits, Michel Guegan était parfois surnommé « SS ». Chez lui, les enquêteurs ont retrouvé des croix gammées, des insignes SS, des affiches de propagande et des CD de musiques militaires nazies. Sur une photo, Guegan pose aux côtés de Jean-Marie Le Pen. Il est vêtu d'un tee-shirt avec une vierge qui porte un enfant à la tête d'Hitler. Aujourd'hui, le jeune homme n'assume pas ses idées.
« Si je m'intéressais à l'armée allemande, c'est au niveau historique, pas idéologique, assure-t-il. J'étais fasciné par la puissance militaire des Allemands. » Le président lui rappelle qu'il a appartenu pendant un an au Front national. Pourquoi avoir quitté ce mouvement ? « Parce que c'était une bande de gros cons. Un parti qui se veut radical devrait adopter des solutions radicales. » Une ex-petite amie de Guegan le présente comme « calme, très tolérant, il avait même des amis maghrébins ».

Né de père inconnu, adopté à l'âge de 5 ans, Guegan quitte l'armée après avoir eu un conflit avec son supérieur d'origine musulmane « qui voulait me faire ­craquer ». « Par réaction à ce qui se passait en Irak » Nicolas Paz, lui, se met à pleurer lorsqu'il évoque son enfance difficile dans une cité parisienne « où j'étais rejeté parce que j'étais blanc ».
Puis lance énervé : « Si j'ai mis le feu à cette mosquée, c'est par réaction à ce qui se passait en Irak, à la rancune que j'avais car ma mère a été violée dans sa jeunesse en Algérie. La marraine de mon fils a aussi été violée par trois Maghrébins. C'est une réaction politique, je ne suis pas un nazi, juste un nationaliste. » ­

Nicolas Paz revient sur ses années de hooligan au PSG : « On donnait rendez-vous à d'autres hooligans de clubs adverses et on se mettait sur la gueule. Mais il n'y avait pas de mort. Mes amis sont encore au Kop Boulogne et je n'en ai pas honte. »

Le figaro
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Vendredi 8 décembre 2006
Le rôle de l'armée a été au cœur des débats, mardi 5 décembre, pour la deuxième journée devant les assises de Haute-Savoie, où sont jugés quatre hommes accusés d'avoir incendié des mosquées, en mars 2004, à Annecy et dans sa banlieue. Michel Guégan et Anthony Savino, âgés de respectivement 25 et 24 ans, étaient tous deux militaires au 27e bataillon de chasseurs alpins (BCA).

Ils comparaissent jusqu'à vendredi, avec deux civils, pour ces dégradations. Un troisième militaire du BCA, Bruno Abello, âgé de 24 ans, est jugé avec deux jeunes femmes pour ne pas avoir dénoncé les faits. "Le fait qu'il y ait trois militaires sur sept accusés mérite que l'on se pose des questions", avait dit avant la séance Me Michèle Blanc, avocate de trois parties civiles – SOS Racisme, l'Union islamique en France et la Ligue des droits de l'homme. Des interrogations renforcées par l'attitude butée d'Anthony Savino lorsqu'on lui parle de l'armée. Evoquant le contexte, le jeune homme explique :
"A l'époque, j'étais intoxiqué par tout ce qu'on racontait." "Dans l'armée ?", lui demande alors le président, Philippe Busché. "Je ne peux pas trop parler parce que je suis surveillé", répond Anthony Savino.

Me David Métaxas, avocat de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), revient alors à la charge, enfermant un peu plus le jeune homme dans son silence : "Je ne parlerai pas de l'armée." PAS DE RÉSEAUX EXTRÉMISTES DANS LE BATAILLON "En se taisant, il couvre l'autorité militaire", estime Me Marc Dufour, qui défend un autre accusé.

Pour l'avocat, "toute l'institution n'est pas en cause, mais on ne veut pas reconnaître qu'il peut y avoir un certain endoctrinement au sein de l'armée". Michel Guégan, dont le contrat avec le 27e BCA avait été résilié un an avant les faits, a lui estimé qu'à l'armée, il avait subi "un bourrage de crâne patriotique". Appelés à témoigner en faveur de M. Savino, deux de ses supérieurs au 27e BCA ont nié la présence de réseaux extrémistes, même clandestins, dans le bataillon. "Nous n'avons pas le droit de nous exprimer sur des sujets religieux ou politiques. C'est dans notre code de soldat", a soutenu le sergent-chef Jérôme Billy. "Quand un militaire émet des opinions racistes, on en rend compte et soit on lui fait la morale, soit il est sanctionné", a renchéri Franck Masue.
Ce fut le cas d'Anthony Savino, puni pour avoir affiché une affiche du Front national dans son armoire. Pour ces deux responsables, si l'armée porte une responsabilité, c'est de ne pas avoir prévenu le passage à l'acte. "Pour nous, cette affaire, c'est un échec parce qu'on n'a rien décelé", a regretté M. Masue.

"On culpabilise quand même un peu, parce que en tant que cadres de contact, nous avons un peu un rôle d'éducateurs", a poursuivi M. Billy. Le procès se poursuivait mardi soir par l'étude des faits survenus dans la nuit du 4 au 5 mars 2004, à Seynod et Annecy.

AFP
Par BlogMaster - Publié dans : annecy-mosquee
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